Il fallait bien s’y attendre, Mélie Fraisse ne comptait pas s’arrêter là après les auditions du Grand Zebrock 2017. Ancienne ingénieure du son, diplômée du CNSM, 1er prix de violon au conservatoire, cette artiste multi-instrumentiste transforme son violon classique et ses guitares en signal électrique.
Le 10 juillet, elle sortait son Premier EP. 6 titres savamment complémentaires réalisé en collaboration avec Frédéric Soulard. L’EP commence avec A Walk et nous emmène instantément vers une promenade sensuelle. Ce titre parle de la difficulté du lâcher-prise lorsque l’on veut avancer, de l’hésitation, et pourtant c’est une formidable entrée en matière qui nous pousse sans l’ombre d’un doute à explorer davantage l’univers singulier de l’artiste. Vient ensuite Candy, aux mélodies faussement légères, l’équilibre est assurée entre notes sucrées et paroles amères. Celle qui définit sa musique de « pop/electro melodic orchestra » illustre magnifiquement son genre musical hybride avec D. Un morceau plus électronique que les précédents, révélateur de sa capacité à manier les sons. Tu veux est le premier morceau en français de l’EP et semble arriver sur la pointe des pieds : entre voix fragile et beats lancinants. Et pourtant c’est bien l’efficacité d’une pop française, avec des paroles entêtantes et une ambiance aérienne. Mélie Fraisse fait preuve de maîtrise pour nous envelopper de nappes sonores toujours pointues et profondes. Hémisphère, c’est l’apothéose, la montée en puissance ou plutôt le grand plongeon dans les eaux troubles d’une électro organique saturée.
Définitivement, ce Premier EP est intense et envoûtant et comporte des morceaux qui ont cette capacité à donner l’envie de danser et de s’émouvoir. A découvrir !
Regardez le clip de A Walk pour retrouver son univers onirique