Rock indie dissonant et allure de punk anglais des années 70, voilà qui définit bien Shoefiti. Après une participation remarquée au Grand Zebrock, un premier album « Coriolis » et une tournée aux Etats-Unis, ils reviennent avec un second album : « Fill the Silence with your desires ».
Shoefiti, c’est un peu le « Salut c’est cool » du rock : désinvolture volontaire et un brin je-m’en-foutiste dans la voix, on s’imagine à flirter et à boire des pintes de bière dans un coin du Gibus Café. Le mélange est étrange, mais familier. Leur musique est l’équilibre parfait entre la folie de The Cure, les guitares old school des Rolling Stones, et l’humour absurde des Toy Dolls. La basse résonne et on entend la guitare électrique dans la plus brute des formes. On croirait presque entendre un groupe d’adolescents formé dans une cave et joue pour le plaisir. Un panache évident et une ivresse juvénile palpable mêlés à des rifs de guitare irréfléchis et maladroits qui donnent pourtant irrépressiblement envie de danser et de sauter dans son salon. On visualise déjà d’ici les pogos endiablés au milieu d’une foule suante et en trance. Les morceaux de l’album sont courts et efficaces à la manière des Sex Pistols. Seuls « Catcall Addiction » et « Maura 1982 » sont plus longs et se risquent à de longues introductions et de longs solos plus fougueux. Un album sulfureux et amusant à écouter qui annonce probablement le début d’une jolie carrière Rock’N’Roll, en somme.