Valeurs et conceptions progressistes, action culturelle sur le terrain, voici les principes qui guident notre action.

Née en Seine Saint-Denis au plus près des contrastes qui marquent notre société, terre d’inégalités criantes, terre de créativité éclatante, riche d’habitants jeunes, divers et mobiles, Zebrock rayonne aujourd’hui en Île-de-France. Zebrock a creusé depuis 27 ans un sillon familier où se conjugue le plaisir d’écouter et jouer de la musique avec celui d’apprendre et de se cultiver.

Faire vivre ces valeurs est un travail patient, invisible depuis les tours de contrôle de l’information, rendu possible par des subventions, de l’argent public, hélas toujours plus compté, compliqué, mesuré. Nous vivons comme une injustice sa raréfaction, quand nous entendons les cours de la bourse ou apprenons le détail des fraudes, évasions et optimisations fiscales. Il est indispensable d’inverser la tendance : la culture est un investissement : la puissance publique, l’argent public doivent y pourvoir.

L’Unicef constate que « quand les enfants sont privés d’activités extrascolaires (ce qui arrive beaucoup plus souvent dans les quartiers défavorisés), ils ont quatre fois plus de chance de se sentir angoissés à l’école». Les associations culturelles proposent ces activités. Il faut leur en donner les moyens, soutenir leurs équipes, stimuler la création d’emplois que des milliers de jeunes rêvent d’occuper. Il faut encourager la rencontre de ces acteurs avec le monde de la recherche, avec les élus, les «décideurs» de tout genre, sans instrumentalisation, sans démagogie ni paternalisme. Ce travail mené ici en banlieue et partout en France est l’honneur de notre pays. Il est un point d’appui contre l’intolérance, l’égoïsme et le repli sur soi, il produit de l’intelligence et de la bienveillance.

Que disons nous quand nous affirmons :
«La musique est une formidable entrée en culture » et «Cultivons le désir de musique ? »

— Ces slogans ont valeur d’engagement pour des actions éducatives qui contribuent à la réussite scolaire et à combattre les inégalités sociales, dont l’Unicef vient de montrer combien elles pèsent sur les jeunes de banlieue.

— Ils ont valeur pour cultiver la diversité musicale et l’expression artistique, notamment francophone.

— Ils accompagnent un engagement de terrain partagé avec beaucoup d’autres acteurs, pour que les imaginaires ne soient pas exclusivement
nourris de stratégies de marketing et de pratiques consuméristes asséchantes ou enfermés dans l’intolérance.

— Quand nous parlons musique, nous parlons art et création, nous parlons enrichissement personnel et dépassement de soi, nous parlons solidarité et liberté portées par un souffle fraternel.

— Quand nous parlons musique nous parlons de ces aventures magnifiques vécues par des jeunes qui brandissent leur musique comme un étendard, affirmation rayonnante de leur existence. Nous y prêtons la plus grande attention, la meilleure bienveillance.

— Notre bonheur de transmettre les richesses d’un monde de musique, notre joie d’en révéler les mille nuances nous a conduits voici près de dix ans à concevoir des programmes spécifiques en direction des jeunes étrangers scolarisés ici. Nous n’en sommes que plus sensibles à la situation des migrants et nous voulons avec eux aussi parler musique : des nôtres, des leurs.

En 2017, Faisons plus de place à la musique.