4 nouveaux collèges dans le 93, 4 noms  de femmes majeures, dont 2 musiciennes

Pour la deuxième année consécutive la Seine-Saint-Denis, alertée par une étude portant sur les noms des établissements scolaires en France et la sous représentation des noms de femmes parmi ceux-ci, a pris la décision de nommer tous ses nouveaux établissements d’après des femmes ayant, comme leurs homologues masculins, marqué l’histoire.

En septembre et octobre ouvrent donc les collèges :

  • Gisèle Halimi (Aubervilliers), avocate, militante féministe et femme politique franco-tunisienne. En 1971 elle est la seule avocate à signer le Manifeste des 343. En 1972 à Bobigny, elle défend Marie-Claire Chevalier jugée pour avoir avorté.
  • Françoise Héritier (Noisy-le-Sec), anthropologue, ethnologue et féministe française. Elle est la première femme anthropologue au Collège de France, une grande partie de ses travaux traitent de la domination masculine, mettant en lumière les inégalités sexuelles contemporaines.

Mais aussi 2 autres, nommés cette fois-ci d’après des musiciennes fameuses (toutes deux présentée sur Mélo et La carte du monde des musiques) :

  • Aretha Franklin (Drancy/La Courneuve), chanteuse afro-américaine, voix du mouvement des droits civiques aux côtés de Martin Luther King et Malcom X, et du féminisme. The Queen of Soul acquiert une notoriété mondiale dans les 60, grâce à des titres comme « Respect », ‘Think » ou « A Natural Woman ». Elle reste à ce jour l’artiste féminine ayant vendu le plus de disques vinyles de tous les temps.
  • Miriam Makeba (Saint-Denis/Aubervilliers), chanteuse sud-africaine de renommée mondiale, militante des droits de l’homme (en Afrique du Sud contre l’apartheid, aux États-Unis avec le mouvement des droits civiques). Forcée à l’exil après son apparition remarquée dans le film anti-apartheid « Come back, Africa », la chanteuse acquiert une renommée mondiale grâce à son titre « Pata, Pata » en 1967.

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