Autrement, mais la Fête quand même… en musique !

Cette année la Fête de l’Humanité s’est réinventée dans divers lieux de Paris et c’est à la Bellevilloise que Zebrock a pris ses quartiers.

La programmation estampillée 100% Zebrock a fait évènement. Le vendredi Rovski a livré un concert inspiré et remarquable. Sonia et Olive ont redoublé de grâce et d’inventivité pour ces retrouvailles sur scène. La palette sonore s’est élargie, de nouvelles chansons viennent confirmer le talent d’écriture et d’arrangement du duo, le tout servi par une interprétation vibrante. Vivement le disque à venir bientôt. La Maison Tellier a livré son dernier album Primitifs Modernes, d’un bloc solide comme du roc. Album qu’il faut absolument découvrir et entendre sur scène. Le groupe, soudé comme jamais, a encore gagné en cohérence, en maîtrise et en lyrisme. L’écriture est concise, les paroles interrogent avec une rare lucidité notre époque, scrutent les lueurs d’espoir dans un monde qui semble s’éteindre, ce qui se conjugue habilement avec une reprise inattendue mais bien vue de Désenchantée, le hit de Mylène Farmer. La Maison Tellier confirme sa place majeure et singulière sur la scène française. Puis Nayra a conclu en nous réjouissant : oui, elle a tout d’une grande. Les textes, le show, le flow et les instrus malins et parfois surprenants, ce qui n’est pas pour déplaire. Première soirée, mission accomplie.

Samedi, séquence reprise « On connaît la chanson » : une reprise et un titre à soi avec MAB, Sôliz, Icône, Alysce, Corps Météore et Niki Demiller tous passés par les ateliers du Grand Zebrock. Chacun, chacune a repris un des tubes dont l’histoire nous a été relevée dans la série d’été de l’Humanité « On connaît la chanson, pas les paroles », reprise sur notre plateforme Mélo. Nos protégés se sont acquittés avec talent de leur tâche et nous ont joué un titre de leur répertoire. Ravissement chez Zebrock de voir ces jeunes artistes gagnés par la maturité. Revivez ce moment ici, avec en prime l’interview de chacun et chacune. Puis, La Matrice, tout nouveau projet de Demi-Mondaine et Alone and Me, toutes deux également ex-Grand Zebrock, qui s’inventent un avenir fait de sensualité et de pulsions rythmées. Les chansons de l’une et de l’autre se conjuguent et donnent corps à ce projet né d’une envie estivale. Enfin, La Bestiole en grande forme a joué son tout récent album Bois et Bétons, servi par des textes solidement écrits, des parties de guitares impressionnantes et une production audacieuse. S’il faut parler de maturité, c’est le lieu : Olivier Azzano et Delphine Labey ont construit un objet musical riche en couleurs, farouche et foncièrement singulier. Les sonorité les plus contemporaines voisines avec bonheur un rock estampillés ’70, servies dans un show à l’énergie rare. En bonus, une reprise ébouriffante de Paris-New York de Jacques Higelin. Concert de feu qui en a laissé plus d’un pantois. Parfait.

Revivre les concerts

Rétrospective en images de la scène Zebrock de la Fête de l’Humanité Autrement à la Bellevilloise !

Crédit photo : Marylène Eytier