Avec « BiIlie Jean« , Michael Jackson marque le passage de la chanson pop à la starification des pop stars. Il y a un avant et un après Billie Jean. Désormais la musique ne suffit plus, elle est accompagnée d’un clip-vidéo (apparition de la chaine musicale MTV), d’une esthétique propre (look, image, chorégraphie). 
Les USA vont désormais marier Pop et Cinéma afin d’inonder le monde d’image. ( prolifération des satellites, des chaines TV thématiques, etc.) Michael Jackson, deviendra une star planétaire. Mais tout bien considéré, reconnaissons à ce titre et son histoire (prémonitoire ?) de vraie/fausse paternité, son immense efficacité et une pulsion effarante.

Michael Jackson
Lorsque paraît « Thriller » le 1er décembre 1982,  Michael Jackson est déjà une immense star  dans la communauté noire américaine. Avec ses frères et leur groupe de boogie-funk, les Jackson 5, il enregistre depuis 1971 sur le label Motown.
« Thriller » provoque un raz-de-marée, avec les tubes, « Billie Jean » et « Beat It », qui caracolent  à la tête des classements pendant trente-sept semaines, dépassent les trente millions d’exemplaires, un chiffre jamais vu dans le métier. Les singles s’enchaînent : « Wanna Be Startin’ Somethin’ « Human Nature » , « P.Y.T (Pretty Young Thing) » , et le redoutable « Thriller » (dont le vidéo clip est un véritable court-métrage). Thriller totalise huit Grammy Awards.
1983 est l’année Michael Jackson à travers le monde. Ce n’est plus seulement un chanteur mais un mythe vivant. Il a compris l’importance des clips vidéo et profite de l’arrivée de la chaine de télévision MTV qui diffuse désormais de la musique continuellement pour imposer ses mini-court métrages, son look (gants de diamant, blouson rouge..) et ses chorégraphies (Moonwalk, Battle de Zombies,etc..). Mais dévoré par la démesure de sa carrière et les outrances d’un show-business avide de succès, il va entrer dans une  longue et pénible errance qui s’achèvera sur son décès tragique en 2009.