Ça traînait sur un coin du bureau et finalement on écoute en repérant les protagonistes, notamment Sammy Decoster que l’on suivait nonchalamment, autant qu’il peut l’être lui-même avec cette façon de se balader partout en famille et en musiques et de nous envoyer des chansons poussées dans les déserts du Nouveau Mexique, imprégnées de nos doux horizons hexagonaux et empreintes de ce que la british pop a fait de plus noble. A ses côtés et déjà repérés dans des aventures antérieures : Jim Paillard (Erevan Tusk), Alex Viudes et Nicolas Puaux (Narrow Terence), fabriquent une musique d’une folle densité mais légère, très rythmique et mélodieuse à se pâmer, plutôt, à siffloter.

Donc, ce Wellbird qui nous accroche d’emblée. On a relevé dans d’autres colonnes la tension constante entre des formes connues, voire banales, et des dérapages systémiques : c’est parfaitement vrai. Les accents psyché la rythmique façon grunge (Frusciante, mais à qui se titre rend-il donc hommage !) enrobent des titres d’une évidence absolue, notamment Gris Métallisé, candidat au top 50 des titres rock-en-français jamais écrits et une splendide espagnolade, Marteau qui nous fait tourner, tourner, comme le ferait un ensemble Marichi. Dire que nous en sommes tout excités, est ne rien dire !