La Lanterne, La comédie musicale

Les chansons

Tableau 1 : Du coton (Auteur-compositeur : François Trouche)

Sous le soleil, nos dos se plient,

Et nos mains travaillent du jour à la nuit.

Nos pleurs étouffés quand claque le fouet

La terre boit la peine qui coule à nos pieds.

Oh y a du coton dans nos chaînes

Et c’est de nos cris qu’on forge les maillons

Nos corps de coton fatigués saignent

Quand notre sueur remplit les sillons.

La nuit, nos pensées veulent franchir les murs,

Fuir loin d’ici, loin des chaînes obscures.

On voit des forêts, des rivières, et des vents,

Un monde sans maîtres et sans hurlement

Y a du coton dans nos chaînes

Et c’est de nos cris qu’on forge les maillons

Nos corps de coton fatigués saignent

Quand notre sueur remplit les sillons.

On dit qu’la lanterne éclaire le soir,

Qu’Harriet nous guide tous au bout de l’espoir

Mais fuir, c’est risquer d’aller vers l’inconnu

Et de perdre la vie sans même l’avoir connue

Tableau 2 : Des chemins de nulle part ! (Auteur-compositeur : François Trouche)

Ce camp est beaucoup trop grand

Et en plus trop bien gardé.

On n’y survivra pas, cette fois

Malgré notre sang-froid.

Ils sont des dizaines armés et sans foi.

Harriet ce plan n’a pas de sens

Si c’est mourir que tu veux ce s’ra sans moi.

Royal si nous échouons

Alors nous mourrons debout.

On devient fou dans leurs prisons

Alors nous partirons

En éclats ou libres, ça nous le verrons.

Royal ces chaines brulent

Alors même mourir à l’air libre reste un don

Suis la lumière dans le noir

Met en commun ton exutoire

Suis la lanterne demain soir

Fuis par les chemins de nulle part

Comment sauront-ils où aller ?

Dis-leur bien d’ouvrir l’oeil

Car quand la nuit tomb’ra 2 3 4 et

J’allumerai la voie.

Une lanterne brillera d’un feu de joie

Quand Ils verront la lumière,

leurs jambes courront vers là ou l’espoir flamboie.

Harriet crois-tu qu’ils viendront ?

Je pense oui, s’ils peuvent croire

Que c’est l’espoir qui les prend

Et qui leur tend la main dans l’noir

Alors je m’en irai porter l’espoir

Le feu dans les yeux, dans la voix, pour les sauver je m’ferai phare

Tableau 3 : 1,2,3, Allez ! (Auteur-compositeur : François Trouche)

Emportez tout

Ce qui vous semble salutaire

Prenez surtout

Les légumes qui sont sous la terre

Dépêchez vous

Malheur à tout retardataire

La corde au cou

Pour ceux qui traineront derrière

Un, faire dormir les chiens

Deux, distraire les gardiens

Trois, se prendre par la main

Un, deux, trois, allez !

A pas de loup

Un pied d’vant l’autre mais a couvert

On a rendez-vous

A l’endroit où brille la lumière.

Jamais à genou

Pensant à ceux qui ont souffert

Venir à bout

Extraire nos os de l’ossuaire.

Un, faire dormir les chiens

Deux, distraire les gardiens

Trois, se prendre par la main

Un, deux, trois, allez !

Dépêchez vous

Portez vos vies en bandoulière

Entendez vous

Le bruit de ceux qui se libèrent

Aller jusqu’au bout

Quitte à risquer le cimetière

Donner partout

Un coup d’fouet dans la fourmilière

Un, faire dormir les chiens

Deux, distraire les gardiens

Trois, se prendre par la main

Un, deux, trois, allez !

Tableau 4 : Une prison pour demain (Auteur-compositeur : François Trouche)

Sur ce chemin, on nous éclaire

Nos pas sont moins lourds dans ce lieu prospère

Les murs sont peints, et des voix nous appellent

Comme un chant d’espoir au son éternel.

Les mains enfin se défont des chaînes

L’av’nir plein d’promesses que plus rien ne gêne

Les champs sont verts, on est tranquilles

Ici coule une eau qui rend indocile.

On touche du doigt la fin des peines, et le repos enfin

Nos yeux verront des matins plus sereins

Et si nos pas s’arrêtaient ici ?

Et si la course était finie ?

On nous dit que nos chaînes sont brisées pour la vie

Que nous nous en sommes sortis !

Nos yeux s’emplissent de mille promesses

Ici chaque parole efface les détresses

Les toits brillants, et les rues sans soldats

On vit le rêve qu’on voulait là-bas.

Pourtant parfois nos souffles se troublent

Et un manège étrange emballe la foule

Un rire, un bruit qui glace et questionne

L’ombre avance et le doute résonne.

Et si tout ça n’était qu’une mise en scène un jeu malsain

Qui nous enferme au fond d’un piège sans fin

Et si nos pas s’arrêtaient ici ?

Et si la course était finie ?

Et si ces murs cachaient les barreaux du destin ?

Une prison pour demain ?

Tableau 5 : Blanche de peur (Auteur-compositeur : François Trouche)

Ici l’air est lourd d’angoisse.

Ici un froid nous enlace.

Ce tunnel menait vers l’espoir,

On est sous le sol

Bloqués dans le noir.

Une porte s’ouvre sur l’inconnu

On pose nos yeux sur des rues

Et on voit une ville blanche

Blanche au fond

Blanche de peur.

Mes amis le destin vous a offert l’espérance,

Car c’est un ami qui vous honore de sa présence.

Vous voici dans un lieu où tout n’est pas joué d’avance

Un lieu où la Lanterne n’a pas toujours eu de chance.

La piste de la liberté

C’est ainsi que l’on l’a nommée

Si cette piste est bien une artère

Elle est rouge de sang,

Elle est rouge la terre.

Son bord est plein de malheureux,

Qui ont tous rejoint leurs aïeux,

Tombés au sol avant la ville

Cherchant un asile,

A jamais en exil.

Mes amis le destin vous a offert l’espérance,

Car c’est un ami qui vous honore de sa présence.

Vous voici dans un lieu où tout n’est pas joué d’avance,

Un lieu où la Lanterne n’a pas toujours eu de chance.

Ici l’air est lourd d’angoisse

Ici un froid nous enlace

Cette ville est blanche

Blanche au fond

Blanche de peur

Tableau 6 : Courage traine ton corps (Auteur-compositeur : François Trouche)

Je ne leur ferai pas le plaisir de tomber

Chaque pas m’éloigne du rêve que j’ai porté

Je refuse la défaite, je n’veux pas me soumettre

A jamais ni objet ni maitres

Courage (traine ton corps)

Marche marche (vers le nord).

Loin des endroits qui te (bâillonnent)

Encore (un effort)

Marche marche (vers le nord).

Vers là ou tes envies (résonnent)

(Marche vers le nord)

Ma mère a-t-elle réussi à passer ces pavés maudits ?

Ou comme d’autres y a-t-elle laissé la vie ?

Si je veux la retrouver, je ne peux qu’avancer

Suivre à jamais la voie qu’elle a tracée.

Je vois dans ses yeux, un éclat qui ressemble au mien

Je sens mon cœur se serrer soudain

Si tous les hommes ont le droit de choisir leur chemin

Pourquoi faut-il donc briser le sien ?

Tableau 7 : Deux mains, deux bras (Auteur·e·s compositeur·ice·s : Élèves de la comédie musicale)

Mon jour de vengeance est enfin arrivé

Car aujourd’hui je t’ai attrapée.

Ma chère Cora, si ta mère m’a échappé

Toi la fille tu seras mon trophée.

Oh mon maître, même si de toi je suis fier

J’ai une question dont je ne peux me défaire

Pourquoi voudrait-on condamner Cora

Si comme nous elle a deux mains deux bras ?

Royal fais diversion, fais les s’retourner

Pendant ce temps-là je vais les assommer

On prend Cora, on laisse Ridgeway et

C’est terminé

On va les libérer sans faire de bruit

Avancer on sera cachés par la nuit

Avancer par derrière, on assommera Ridgeway

On laissera tranquille Homer pour lui parler

Cora es-tu sûre qu’on pourra s’échapper

Je ne veux pas me laisser rattraper

Ça fait trop longtemps que je suis avec eux

Tout ce que je veux c’est être heureux

Non je n’suis pas sûre que l’on va réussir,

Qui ici pourrait te le garantir ?

Reste ici si tu veux et si t’aimes souffrir

Mais c’est au nord qu’est l’avenir

Moi non plus je ne veux pas me faire chopper

On trouvera une solution pour s’échapper

On se battra ensemble toi et moi pour

S’évader

Allez Royal on y va sans faire de bruit

On avance cachés par la nuit

On avance par derrière, et on assomme Ridgeway

On laisse tranquille Homer pour lui parler

Ridgeway ne t’aime pas, il t’a emprisonné

Mais avec nous tu seras libéré

Suis la voie que tu veux porter dans ton cœur

Suis-nous sur le chemin du bonheur

Fais nous confiance tu n’le regrettera pas,

Suis nos rêves de vie sans loi et sans roi

Oublie ton passé et choisis le bon camp

Un av’nir meilleur pour nos enfants

Que pourrait-on faire de celui là

Il nous retrouv’ra si on le laisse comme ça

Attachons-le à un arbre ou il

Nous poursuivra

On les a libérés sans faire de bruit

On a avancé cachés par la nuit

On a avancé par derrière, et assomé Ridgeway

On a donné une chance à Homer mais laisse

Tomber

Tableau 8 : Une mélodie qui libère (Auteur-compositeur : François Trouche)

Nos mains creusent encore la terre

Sous le soleil d’Indiana

Mais nos pioches paraissent légères

On chante la vie qu’enfin on a.

Les champs ne sont plus chaînes

Nos cœurs battent la liberté

Nos vies sont enfin sereines

On a l’avenir à nos pieds.

On est enfin au pays des rêves

Là où notre vie s’éclaire

Nos bouches chantent, les notes s’élèvent,

Une mélodie qui libère.

Cora j’amène une bonne nouvelle

Car en ville j’ai entendu dire

Que votre ancien maître est mort

Et ne peut plus vous faire souffrir.

S’il n’y a plus d’avis de recherche

Il n’y a plus de mise à prix

Plus besoin de se cacher

Surtout plus besoin de courir.

On est enfin au pays des rêves

Là où notre vie s’éclaire

Nos bouches chantent, les notes s’élèvent,

Une mélodie qui libère.

Le vent caresse nos visages

On laisse nos chaines derrière

On doit refaire l’apprentissage

Pour savoir vivre libres comme l’air.

Plus d’angoisse, et plus de peurs

Plus de pleurs, plus de soldats

On laisse naître une folle rumeur

Ici la lanterne brillera

Tableau 9 : Fugitive slave act (Écrit par les 4ème G avec Mme Ielh)

J’t’ai enfin r’trouvée Gamine

Donc fini d’faire la maline

Tu n’pourras pas t’enfuir d’ici

J’ai pas eu ta mère mais je prends ta vie

They thought they could escape from me

But the states have spoken and they all agree

You’ll regret leaving and that’s a fact

You’re under the fugitive slave act

Rendez-vous, j’vais vous ramener

Une nouvelle loi me le permet

J’vais pouvoir toucher ma prime

Sans pour autant que ce soit un crime

Homer le texte ?

Fugitive slave act :

Toute personne détenue au service

ou au travail dans un État ou un territoire des États-Unis,

Qui s’est enfuie par la suite dans un autre État,

peut être poursuivie et récupérée par les

Personnes auxquelles ce service ou ce travail peut être dû.

Merci Homer !

Je t’aime mais vais-je le regretter

Est-ce vraiment ma volonté

Être coupable puis-je le supporter

Les torturer ou bien les libérer ?

J’suis épuisé, mais j’vous enfin eu

Au bout du compte c’est moi qui ai vaincu

Comme j’ai galopé et nuit

Comme première récompense je capture vos vies vos vies

Tableau 10 : Pris au piège (Écrit par les 3èmes B avec Mme Ferreira)

Si on reste ici ils vont nous reprendre

Et si on sort les fusils nous attendent

Avec tous ces hommes qui nous assiègent

Pris au piège

Que pouvons-nous faire ?

Oh s’échapper

Se battre ou se soumettre, douleur ou résistance ?

On peut courir encore et s’enfuir

On peut se rendre mais pour quel avenir ?

On peut se battre, même si ça veut dire,

Être debout une dernière fois pour mourir

Protège les enfants et pars loin d’ici

Il faut tout faire pour sauver leurs vies

Je vais rester pour combattre l’ennemi h

Moi aussi

Non !

C’qui compte c’est leur survie.

Pourquoi ce serait moi ?

J’n’ai confiance qu’en toi

Prends les enfants ta chance vous accompagnera

Hum hum hum

Hum hum hum

Hum hum hum Hum hum Hum

Tout est prêt

Tout est prêt

Y arriver

Oh C’est l’heure

Tous ensemble on s’battra pour libérer nos cœurs

Debout, amis il est enfin l’heure

L’heure de se battre de tout notre cœur

L’heure d’affronter bien plus que nos peurs

Au-delà des fusils, le bonheur !

Allez c’est parti, l’avenir est en jeu

On peut réussir nous sommes les plus nombreux

Préférez-vous vivre soumis ou mourir fiers

Prenons donc les armes et laissons-y nos chairs

Nous sommes debout libérés d’nos chaînes

Prêts à nous battre contre votre haine

Prêts à affronter bien plus que nos peurs

Au-delà des fusils, le bonheur

Hum hum hum

Pris au piège

Pris au piège

Comment echapper

À cette souffrance

Se battre ou se soumettre, douleur ou résistance ?

On peut courir encore et s’enfuir

On peut se rendre mais pour quel avenir ?

On peut se battre, même si ça veut dire,

Etre debout une dernière fois pour mourir

Hum hum hum

Hum hum hum

Hum hum hum Hum Hum Hum

Moi aussi

Moi aussi

Oh c’est toi

Oh qu’en toi

Prends les enfants ta chance vous accompagnera

Quoi qu’il arrive ils ne nous feront pas taire

Battons-nous, ne nous laissons pas faire

Pour être libres il nous faudra passer

On est prêts

A se déchaîner

On peut y arriver

Allons-y c’est l’heure

Tous ensemble on s’battra pour libérer nos cœurs

Debout, amis il est enfin l’heure

L’heure de se battre de tout notre cœur

L’heure d’affronter bien plus que nos peurs

Au-delà des fusils, le bonheur !

Allez c’est parti, l’avenir est en jeu

On peut réussir nous sommes les plus nombreux

Préférez-vous vivre soumis ou mourir fiers

Prenons donc les armes et laissons-y nos chairs

Nous sommes debout libérés d’nos chaînes

Prêts à nous battre contre votre haine

Prêts à affronter bien plus que nos peurs

Au-delà des fusils, le bonheur

Tableau 11 : Le train va démarrer (Écrit par les 3èmes A avec Mme Dionisius)

Comment l’as-tu su ?

Cette gare au fond de la foret perdue ?

Royal me l’a dit

D’ailleurs je pensais le retrouver ici

Ridgeway a tiré

Royal est tombé

Non ce n’est pas possible

Ça a beau être horrible

Faut se dépêcher

Montez à bord le train va démarrer

Je ne viens pas avec vous

Je dois sauver d’autres gens comme nous

J’suis la lanterne

Et je me dois d’être là au rendez vous

J’ai encore des gens à aider

J’ai un flambeau à faire passer

J’suis la lanterne

Continuez le chemin et partez sans vous retourner

Harriet c’est trop risqué

Un jour ou l’autre tu te f’ras capturer

Tu vas me manquer

Imagine que comme royal tu sois tué

Oui c’est risqué mais

Si j’veux les aider

Je n’peux pas monter.

Le train va partir

Faut se dépêcher

Montez dans l’train qui f’ra bouger la société

Merci du fond du cœur

Grâce à toi on va vivre une vie d’bonheur

Tu es notre sauveuse

Grace à toi on a esquivé la faucheuse

Une dernière chose Harriet

Ne sois pas inquiète

Je vais les aider

A bien s’installer

Toute gérer après

Montez dans l’train qui f’ra bouger la société

Regagne ta liberté

Toi la lanterne guide les

A toi d’aider

A vivre la vie dont tu as tant rêvé

Regagne ta liberté

Toi la lanterne guide les

A toi de jouer

Fais passer le flambeau qu’t’as allumé

Tableau 12 : Dors ma cora (Auteur-compositeur : François Trouche)

Un champ tout blanc m’appelait chaque jour,

Ses flocons fouettaient comme des griffes

(Des griffes d’amour).

Mon chant était rythmé de chaînes de fer,

Qui liaient nos pas, et nos vies

(À la poussière)

Un jour un oiseau m’a soufflé dans la nuit,

« Là-bas, loin des murs est un chemin qui luit. »

Dors ma Cora, oh dors sans mes bras, (dors sans mes bras)

Je pars loin d’ici mais je penserai à toi. (Je penserai à toi)

Quand le temps viendra, je l’sais tu comprendras (oh tu comprendras)

Quand le temps viendra, je le sais (oh tu comprendras)

J’ai suivi la lanterne en travaillant mes pleurs,

Pour semer des graines, loin de nous

(Loin nos malheurs)

Non pour te quitter, mais pour éclairer,

Le sentier secret que toi seule

(Tu devras trouver)

Car Un jour tu écout’ras les branches danser,

Elles te diront toi aussi pourquoi j’ai volé.

Dors ma Cora, oh dors sans mes bras, (dors sans mes bras)

Je pars loin d’ici mais je penserai à toi. (Je penserai à toi)

Quand le temps viendra, je l’sais tu comprendras (oh tu comprendras)

Quand le temps viendra, je le sais ooh tu comprendras

Un jour ou l’autre, il y’aura toujours un nord

Un autre endroit pour s’enfuir, partir

Et vaincre le sort.

Il faut unir toutes les Coras du monde

Qu’elles se battent qu’elles s’enflamment

Et qu’elles répondent

L’esclavage n’est pas mort, il a changé d’visage.

Opposons au mépris un métissage

Dors ma Cora, oh dors sans mes bras, (dors sans mes bras)

Je pars loin d’ici mais je penserai à toi. (Je penserai à toi)

Quand le temps viendra, je l’sais tu comprendras (oh tu comprendras)

Que t’aimer vraiment, au fond, c’était te montrer la voie.